

Pneumologues :
Coordinateur des soins:
Mme ANULEGEH Jennet
Major : Mme SITCHEU Doudou
Secretariat : Mme ELOKAN Gisèle
L’unité de pneumologie a une forte polyvalence et prend en charge la plupart des affections respiratoires chez l’adulte :
• Les urgences respiratoires (embolie pulmonaire, pneumothorax, pneumonie grave, décompensation de BPCO) avec disponibilité de l’oxygénothérapie de haut débit
• Les infections respiratoires basses (tuberculose, Covid-19, pneumonie et bronchite aiguë)
• L’asthme et la rhinite allergique
• La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) avec ou sans ventilation non invasive
• L’insuffisance respiratoire chronique (mise en place d’oxygénothérapie à domicile).
• les cancers du thorax (cancer du poumon, cancer de la plèvre, tumeurs du médiastin) : le service dispose un plateau technique suffisant pour le diagnostic de ces cancers et participe à leur prise en charge (chimiothérapie, traitement ciblé, pleurodèse) en plurisdisciplinarité avec les services d’anatomie pathologique, d’oncologie médicale, de radiothérapie et de chirurgie.
• La pathologie pleurale (pneumothorax, pleurésie)
• les pathologies allergiques avec réalisation de tests cutanés allergologiques et la désensibilisation (immunothérapie spécifique)
• les pathologies respiratoires du sommeil (syndrome d’apnées du sommeil) : diagnostic avec polygraphie ventilatoire et traitement avec appareillage par ventilation en pression positive continue
• La pathologie respiratoire du sujet obèse
• les maladies pulmonaires rares de l’adulte : pneumopathies d’hypersensibilité, pneumopathies interstitielles diffuses,
l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP)
• le sevrage tabagique
• l’éducation thérapeutique des malades, pour l’asthme, la tuberculose, le sevrage tabagique, l’hypertension artérielle l’insuffisance respiratoire chronique
• la réhabilitation et le réentrainement à l’effort chez les patients insuffisants respiratoires
Planning de consultation ???
Vous pouvez obtenir un rendez-vous en appelant les secrétariats des consultations :
Hospitalisation de jour :
Ce mode d’hospitalisation permet de réaliser sur une seule journée un traitement se déroulant sur quelques heures ou nécessitant une surveillance particulière (ponction pleurale, nébulisation, chimiothérapie, mise en place de la ventilation non invasive, transfusion sanguine …), des bilans complets regroupant plusieurs examens, une mise en place d’une ventilation dans le cadre d’un syndrome d’apnées du sommeil ou d’une insuffisance respiratoire…
Hospitalisation conventionnelle :
Les hospitalisations se font soit à partir du service des urgences, soit en consultation de pneumologie. Ces patients sont admis au service de médecine C3 et sont suivis quotidiennement.
• Fibroscopie bronchique
• Drainage thoracique
• Biopsie pleurale
• Pleurodèse
• Ventilation non-invasive des insuffisances respiratoires
• Et un ensemble d’explorations fonctionnelles respiratoires
– spirométrie,
– test de marche,
– gaz du sang,
– mesure des débits et volumes pulmonaires par pléthysmographie,
– diffusion de l’oxyde de carbone,
– exploration de la fonction respiratoire à l’effort (épreuve d’exercice sur vélo ou tapis roulant avec mesure de la VO2 max)
– tests de provocation bronchique non spécifiques à la méthacholine.
Pour la polygraphie ventilatoire, l’enregistrement se déroule sur une nuit en hospitalisation.
Les pathologies allergologiques respiratoires et générales sont prises en charge dans l’unité
La prise en charge se fait en consultation, ou au sein de l’hôpital de jour pour les désensibilisations, les tests de réintroduction alimentaire, les tests de provocation orale.
Réhabilitation respiratoire
…
Ecole de l’asthme
…
Recherche
Les principales thématiques de recherche du service concernent l’asthme, la tuberculose, le VIH, la pollution de l’air.
Différentes pathologies :
Fiches des pathologies les plus courantes (asthme, tuberculose, pneumonie etc…)
FICHE PATIENT – L’ASTHME
Qu’est-ce que l’asthme ?
L’asthme est une maladie chronique des bronches. Elle se manifeste par une inflammation des voies respiratoires, qui deviennent sensibles et réactives. Cela provoque des épisodes de gêne respiratoire appelés crise d’asthme.
Quels sont les symptômes ?
Toux (souvent sèche, surtout la nuit ou tôt le matin)
Gêne ou oppression dans la poitrine
Respiration sifflante (sifflements lors de l’expiration)
Difficulté à respirer (dyspnée)
Les symptômes peuvent varier en intensité et apparaître par crises.
Comment se fait le diagnostic ?
Le médecin se base sur les symptômes, les antécédents médicaux et peut demander :
Une spirométrie (test respiratoire)
Une mesure du débit expiratoire de pointe (DEP)
Des examens pour rechercher des allergies ou des facteurs déclenchants
Quel est le traitement ?
Il repose sur deux volets :
Traitement de fond (quotidien) : pour prévenir les crises (inhalateurs à base de corticoïdes, bronchodilatateurs longue durée).
Traitement de la crise : inhalateur de secours (bronchodilatateur de courte durée d’action).
Le suivi médical est important pour adapter le traitement selon l’évolution de la maladie.
Peut-on prévenir les crises d’asthme ?
Oui. Voici quelques conseils :
Évitez les allergènes (poussière, pollens, animaux, moisissures).
Évitez la fumée de cigarette.
Traitez les infections respiratoires rapidement.
Respectez bien votre traitement de fond.
Évitez les efforts intenses sans échauffement.
FICHE PATIENT – LA TUBERCULOSE
Qu’est-ce que la tuberculose ?
La tuberculose est une maladie infectieuse causée par une bactérie appelée Mycobacterium tuberculosis (ou bacille de Koch). Elle touche surtout les poumons, mais peut aussi atteindre d’autres organes : on parle alors de tuberculose extrapulmonaire.
Comment se transmet-elle ?
La tuberculose pulmonaire est contagieuse. Elle se transmet dans l’air quand une personne infectée tousse, éternue ou parle.
La tuberculose extrapulmonaire (ganglions, os, reins, cerveau…) n’est pas contagieuse.
Quels sont les symptômes ?
Tuberculose pulmonaire :
Toux persistante depuis plus de 2 semaines
Crachats, parfois avec du sang
Douleurs thoraciques
Fièvre, sueurs nocturnes
Perte de poids et fatigue
Tuberculose extrapulmonaire :
Les signes dépendent de l’organe atteint. Par exemple :
Ganglions gonflés et douloureux (cou, aisselles, etc.)
Douleurs osseuses ou articulaires
Maux de tête persistants, troubles neurologiques (tuberculose cérébrale)
Douleurs abdominales, troubles urinaires ou digestifs
Comment se fait le diagnostic ?
Le médecin peut demander :
Une radiographie des poumons
Une analyse des crachats (tuberculose pulmonaire)
Des examens spécifiques (prise de sang, ponction de ganglion ou de liquide, scanner, IRM) selon la forme extrapulmonaire
Quel est le traitement ?
Le traitement repose sur plusieurs antibiotiques à prendre pendant au moins 6 mois, parfois plus pour les formes graves ou extrapulmonaires.
Le traitement est gratuit dans les centres de lutte contre la tuberculose au Cameroun.
Il est très important de prendre les médicaments tous les jours, sans interruption, même en cas d’amélioration.
Peut-on prévenir la tuberculose ?
Oui :
Par la vaccination BCG à la naissance
Par le dépistage des personnes en contact avec un malade
Par l’isolement temporaire des cas contagieux
Par le renforcement du système immunitaire (bonne alimentation, dépistage du VIH…)
Conseils utiles pour les patients
Prenez tous vos médicaments selon l’ordonnance, sans sauter de jour
Portez un masque si vous avez une forme contagieuse
Aérez les pièces et évitez de cracher au sol
Suivez vos rendez-vous médicaux réguliers
Prévenez vos proches pour qu’ils puissent être dépistés
FICHE PATIENT – LE CANCER DU POUMON
Qu’est-ce que le cancer du poumon ?
Le cancer du poumon est une maladie grave causée par la croissance incontrôlée de cellules anormales dans les tissus des poumons. Il existe deux grands types :
Le cancer bronchique non à petites cellules (le plus fréquent)
Le cancer à petites cellules (plus agressif)
Le cancer du poumon est l’un des cancers les plus fréquents et les plus meurtriers dans le monde.
Quels sont les facteurs de risque ?
Tabagisme actif ou passif (responsable de plus de 80 % des cas)
Exposition professionnelle à des substances toxiques (amiante, silice, diesel…)
Pollution de l’air
Antécédents familiaux de cancer
Infections respiratoires chroniques ou maladies pulmonaires (BPCO, fibrose…)
Quels sont les symptômes ?
Au début, le cancer peut ne provoquer aucun signe. Les symptômes apparaissent souvent à un stade avancé :
Toux persistante ou qui change d’aspect
Crachats avec du sang
Essoufflement ou gêne respiratoire
Douleur thoracique
Fatigue intense
Amaigrissement inexpliqué
Enrouement, difficulté à avaler, gonflement du visage ou du cou
Consultez un médecin si ces signes persistent plus de 2 semaines.
Comment se fait le diagnostic ?
Le médecin peut prescrire :
Une radiographie du thorax ou un scanner thoracique
Une bronchoscopie (exploration des bronches avec prélèvement)
Une biopsie pour analyser les cellules
Des examens complémentaires (scanner, IRM, TEP-scan) pour vérifier si le cancer s’est propagé
Quels sont les traitements ?
Le traitement dépend du type de cancer, de son stade, et de l’état général du patient. Il peut inclure :
La chirurgie (pour retirer la tumeur)
La chimiothérapie (traitement médicamenteux anticancéreux)
La radiothérapie (rayons pour détruire les cellules cancéreuses)
L’immunothérapie ou la thérapie ciblée dans certains cas
Le traitement peut être curatif (viser la guérison) ou palliatif (soulager les symptômes).
Peut-on prévenir le cancer du poumon ?
Oui. Voici les principales mesures de prévention :
Ne pas fumer ou arrêter le tabac dès que possible
Éviter les environnements pollués et la fumée secondaire
Porter un équipement de protection en cas de risque professionnel
Consulter régulièrement en cas de toux chronique ou d’antécédents familiaux
Conseils utiles pour les patients et leurs proches
Suivez bien votre traitement et vos rendez-vous médicaux
Informez votre équipe médicale de tout effet secondaire
Évitez le tabac et favorisez une alimentation équilibrée
Rapprochez-vous d’une équipe de soutien psychologique ou associatif si besoin
Impliquez vos proches dans votre suivi et vos soins
FICHE PATIENT – LA PNEUMONIE
Qu’est-ce que la pneumonie ?
La pneumonie est une infection des poumons, plus précisément des alvéoles (petits sacs où se fait l’échange d’oxygène). Elle peut être causée par des bactéries, des virus, ou plus rarement des champignons.
Elle touche des personnes de tout âge, mais est plus fréquente et plus grave chez les enfants, les personnes âgées et celles ayant une maladie chronique.
Quels sont les symptômes ?
Les signes varient selon l’âge et l’état de santé général, mais les plus fréquents sont :
Toux (sèche ou grasse)
Fièvre souvent élevée
Frissons, sueurs
Difficultés à respirer ou essoufflement
Douleur dans la poitrine, surtout en respirant ou en toussant
Fatigue intense, malaise général
Chez l’enfant : respiration rapide, gémissements, troubles de l’alimentation
Chez les personnes âgées, la pneumonie peut se manifester par une confusion ou une aggravation de l’état général sans forte fièvre.
Comment se fait le diagnostic ?
Le médecin s’appuie sur l’examen clinique et peut demander :
Une radiographie thoracique
Une analyse de sang (recherche d’infection)
Un prélèvement des crachats
Un test de saturation en oxygène
D’autres examens en cas de signes de gravité (scanner, gaz du sang…)
Quels sont les traitements ?
Le traitement dépend de la cause :
Antibiotiques en cas de pneumonie bactérienne
Repos, hydratation, antipyrétiques (paracétamol)
Oxygène ou hospitalisation si les symptômes sont graves
Il est important de ne pas arrêter les antibiotiques avant la fin du traitement, même en cas d’amélioration.
Quand faut-il consulter rapidement ?
Fièvre élevée qui persiste
Difficulté importante à respirer
Douleur thoracique
Aggravation rapide de l’état général
Toux avec sang
Signes de déshydratation, confusion ou somnolence
Peut-on prévenir la pneumonie ?
Oui. Quelques mesures simples :
Vaccination (contre la grippe, le pneumocoque, la coqueluche)
Éviter l’exposition au froid extrême ou à la fumée
Traiter rapidement les infections ORL ou bronchiques
Se laver les mains régulièrement
Éviter le tabagisme
Conseils utiles pour les patients
Prenez tous les médicaments comme prescrits
Hydratez-vous bien (eau, bouillons, jus)
Reposez-vous suffisamment
Surveillez l’apparition de nouveaux symptômes
Évitez l’automédication ou l’arrêt du traitement sans avis médical
FICHE PATIENT – LE TABAGISME
Qu’est-ce que le tabagisme ?
Le tabagisme est l’intoxication chronique causée par la consommation de tabac, sous forme de cigarettes, cigares, pipe, chicha, ou tabac à priser. Le tabac contient de nombreuses substances toxiques, dont la nicotine, qui crée une dépendance, et des agents cancérigènes.
Il existe :
Le tabagisme actif : fumer soi-même
Le tabagisme passif : respirer la fumée d’un autre fumeur, ce qui est aussi dangereux
Quels sont les dangers du tabac ?
Le tabac est la première cause évitable de maladie et de décès dans le monde. Il est responsable de nombreuses maladies :
Appareil respiratoire :cBronchite chronique, BPCO, Asthme aggravé, Cancers du poumon, de la gorge, de la bouche
Appareil cardiovasculaire : Hypertension artérielle, Infarctus, AVC, Artérite (jambes)
Autres effets : Cancers multiples (vessie, reins, col utérin…), Impuissance, baisse de fertilité, Vieillissement précoce de la peau, Risques accrus pour le fœtus chez la femme enceinte
Quels sont les signes de dépendance ?
Besoin de fumer dès le réveil
Difficulté à s’arrêter même en cas de maladie
Nervosité, irritabilité en cas d’arrêt
Échec répété des tentatives d’arrêt
Quels sont les bénéfices de l’arrêt du tabac ?
Après 24h : le monoxyde de carbone disparaît du sang
Après 3 mois : la respiration s’améliore
Après 1 an : le risque d’infarctus diminue de moitié
Après 5 ans : baisse du risque de cancer
Après 10 ans : le risque de cancer du poumon est presque divisé par 2
L’arrêt du tabac augmente l’espérance de vie et améliore la qualité de vie à tout âge.
Comment arrêter de fumer ?
Motivation personnelle : première étape essentielle
Aide médicale : consultation anti-tabac, soutien psychologique
Traitements de substitution : gommes à la nicotine, patchs
Applications mobiles et groupes de soutien
Parfois, des médicaments peuvent être prescrits
Conseils utiles pour arrêter
Fixez une date d’arrêt
Évitez les lieux ou situations qui vous incitent à fumer
Buvez de l’eau, pratiquez une activité physique
Entourez-vous de personnes qui vous soutiennent
Consultez votre médecin ou un centre d’aide à l’arrêt du tabac
FICHE PATIENT – L’EMBOLIE PULMONAIRE
Qu’est-ce que l’embolie pulmonaire ?
L’embolie pulmonaire est une urgence médicale. Elle survient lorsqu’un caillot de sang (thrombus), souvent formé dans une veine des jambes (phlébite), se détache et remonte jusqu’aux poumons, bloquant une ou plusieurs artères pulmonaires.
Cette obstruction empêche une bonne circulation du sang dans les poumons et peut mettre la vie en danger si elle n’est pas traitée rapidement.
Quels sont les signes et symptômes ?
Ils peuvent varier selon la taille du caillot et la zone atteinte. Les plus fréquents sont :
Essoufflement soudain, parfois intense
Douleur dans la poitrine (souvent en respirant profondément)
Toux, parfois avec du sang
Palpitations, malaise
Fatigue ou angoisse inexpliquée
Gonflement, douleur ou rougeur d’une jambe (phlébite associée)
Ces symptômes nécessitent une consultation urgente, surtout en cas d’antécédents de phlébite ou d’immobilisation prolongée.
Quels sont les facteurs de risque ?
Immobilisation prolongée (hospitalisation, voyage long)
Chirurgie récente, fracture
Grossesse ou post-partum
Pilule contraceptive ou traitement hormonal
Obésité, tabac
Cancers ou maladies chroniques
Antécédents personnels ou familiaux de phlébite ou embolie
Comment se fait le diagnostic ?
Le médecin pourra prescrire :
Une prise de sang (dosage des D-dimères)
Un scanner thoracique injecté (angioscanner)
Une échographie des jambes si une phlébite est suspectée
Un électrocardiogramme ou une gazométrie
Quel est le traitement ?
Le traitement vise à dissoudre ou empêcher l’extension du caillot :
Anticoagulants (médicaments fluidifiant le sang, à prendre plusieurs mois)
Parfois, des thrombolytiques (traitement urgent pour dissoudre rapidement le caillot)
Oxygène ou assistance respiratoire si besoin
Surveillance en milieu hospitalier selon la gravité
Peut-on prévenir une embolie pulmonaire ?
Oui. La prévention est essentielle dans les situations à risque :
Porter des bas de contention lors de longs trajets
Se lever et bouger régulièrement en cas d’immobilisation
Bien s’hydrater
Prévenir le médecin avant une chirurgie si vous avez des antécédents
Suivre les traitements anticoagulants prescrits après une opération ou une phlébite
Conseils utiles pour les patients
Respectez bien votre traitement anticoagulant (sans oubli)
Signalez tout saignement anormal (effet secondaire possible)
Évitez les blessures, utilisez une brosse à dents souple
Bougez régulièrement, même à la maison
Informez vos soignants si vous devez subir une intervention
Faites des contrôles réguliers selon les consignes de votre médecin
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